pauvre furet Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas fait dépuceler par une mourrante.

Moi et fred(ma copine, je le rapelle pour les lecteurs perdus de google) revenions d'un repas au restaurant, il faisait nuit, lorsque soudain, j'ai vu 2 petits yeux jaunes passer devant ma voiture, et bientôt sous mes roues. Tout s'est passé très vite. Probablement attiré par les feux de route, ce furet (je pense, ca avait une grosse queue touffue) a traversé en 1 clin d'oeil devant moi, et s'est arrété net sur la chaussée, probablement ébloui par mes phares.

J'ai eu à peu près 1 sec pour réagir, j'ai tenté un léger écart, et j'ai mis le clignotant à gauche (me demandez pas pourquoi, ce fût instinctif). Cet écart n'a eu aucun effet, et il est passé sous mes roues. Ma copine s'est mise à pleurer, et de nombreuses questions vinrent m'assallir :
- si j'avais fait un plus gros écart, serait t'il mort
- si j'avais fait un plus gros écart, serai-je mort
- avait t'il de la famille ?
- j'aurai du éteindre mes feux
- es-ce que j'aurai du le ramasser
- c'est con un furet

Je dois avouer cependant que je suis assez content de ma réaction. C'est en effet la première fois que je dois réagir à un danger imminent, et j'aurai pu faire un très gros écart, ou pire, paniquer. Tout cela me fait penser que l'on ne nous forme pas au danger lors de l'obtention du permis, ce qui n'est pas normal. Au lieu de faire des campagnes d'affichage à la con, il serait probablement beaucoup plus judicieux de former les jeunes conducteurs à la réaction lors de dangers, comme lors d'une conduite sur neige (le stage existe, mais est payant), sur la façon d'agir pour éviter un obstacle, etc... Cette formation permettrait probablement d'éviter beaucoup de morts, si les gens étaient formés et avaient eu l'habitude d'éviter un danger immédiat. On y viendra probablement.

Il n'empêche que j'ai été marqué par cet incident, et que je revois ses 2 petits yeux jaunes me regarder, et regarder la mort en face. Je me sens coupable d'avoir pris une vie innocente. J'essaye de me réconforter en me disant que c'était un vilain furet, qu'il tuait de nombreuses souris innocentes, et qu'il n'avait pas de famille, et qu'en quelque sorte, j'ai rendu service à la nature.